Au Niger, les enseignants se font appeler "maître" et les enseignantes "tantie".
Je vais vous présenter l'horaire d'une journée en première année. L'école commence à 8 heures. La première matière enseignée est la morale. On y regroupe aussi toutes les notions de propreté à l'intérieur du cours. Après nous avons le langage. Comme les enfants parlent des langues différentes ( yaoussa, jerka, arabe, français), l'école a comme mandat d'enseigner le français. Ce cours est constitué de scènettes que les enfants apprennent par coeur et répètent en avant en équipe de 2 ou 3 enfants. Après, on fait des mathématiques. Nous avons la récréation à 10h pour 30 minutes. Après, on fait la lecture des mots-étiquettes et on lit un peu dans le livre. On enchaîne avec l'écriture sur l'ardoise. L'avant-midi finit à 12 heures.
Nous reprenons à 15 heures. Il y a une nouvelle séance de langage. Quand je suis au Niger, je prends cette période pour enseigner des chansons et des comptines de passe-partout. Après, nous retravaillons l'écriture du matin. Nous avons aussi la dictée quotidienne. Puis, nous avons des exercices de graphismes à faire dans un cahier. Pour finir la journée, il y a différentes activités selon le jour. Quelques tanties vont faire du sport avec leurs élèves, d'autres font du dessin, d'autres du coloriage. La journée finit à 17h30.
Les leçons et les devoirs commencent seulement en troisième année car les enfants doivent avoir une certaine autonomie car beaucoup de parents ne peuvent pas les aider.
Nous avons congé le mercredi, en après-midi. Par contre, les enseignants donnent de la récupération pendant ce temps. Les enfants doivent s'inscrire au début du mois. Ils donnent une petite cotisation ce qui permet d'avoir une participation certaine.
C'était une journée en première année avec 77 élèves.
dimanche 24 janvier 2016
dimanche 17 janvier 2016
DES PHOTOS
![]() |
| peaux à sécher , environ 35 degrés, le séchage va vite. |
| danse pendant la messe |
| ma bibliothèque..je rêve de recevoir un jour un container de livres du Québec |
| les rues en sable |
| la pauvreté |
| Dans une hôtel, il y a des paons en liberté presque domestiqués. |
![]() |
| fête à la cathédrale (85 ans) |
![]() |
| Le gâteau de fête pour les 85 ans de la construction de la cathédrale |
samedi 9 janvier 2016
LES SALAIRES
| Une classe de maternelle La maternelle |
Les classes régulières
Le salaire est fixé en fonction de ton brevet d'enseignement. Ceux qui ont le brevet le plus haut, gagnent environ 1000.00$ par mois. Il y a très peu de gens qui ont ce niveau. Ici, dans notre école de 12 enseignants, il y a une seule personne qui a ce niveau. Les autres gagnent entre 500.00$ et 800.00$.
LA DIRECTION
La directrice gagne 4000.00$ par mois. Son personnel comprend 12 enseignantes, 4 monitrices, 8 aides scolaires, une secrétaire, 2 concierges et un gardien de nuit. La clientèle de l'école se situe entre 1000 et 1200 élèves.
LE COÛT DE LA VIE QUOTIDIENNE
1. L'essence est au même prix qu'au Québec.
2. Cela prend souvent une vingtaine d'années pour avoir une maison en ciment.
3. Les fruits et les légumes ne sont pas dispendieux.
4. Par contre, les meubles sont presque le même prix que le Québec s'ils sont en bois.
5. Les médicaments sont dispendieux.
6. Pas d'assurance- maladie donc on paie pour les soins.
7. Les autos sont dispendieuses. Souvent, ce sont de vieux modèles qui brisent tout le temps.
8. On choisit souvent une petite moto de 125cc pour se déplacer.
9. Mais ce qui est le plus compliqué , c'est la variation des prix.Le seul prix fixe est la baguette de pain qui vaut .40 sous. Les prix à la consommation varient à chaque semaine. Exemple: lundi, 1kg de tomates vaut 2.00$….le vendredi….3.00$…et le lundi , il est rendu à 1.50$.
10. Certains jours, il n'y a plus d'essence dans la ville.
jeudi 31 décembre 2015
LES JARDINS DE PÈRE INNOCENT
Jardiner au Niger n'est pas une activité facile. Le climat est très chaud. On doit choisir les bonnes périodes car il ne pleut pas beaucoup dans ce pays. On ne doit pas penser à arroser comme au Québec avec l'eau potable. Ici, on paie l'eau et c'est dispendieux. Présentement, le temps est frais. Alors, on cultive la salade et le basilic. Dans quelques semaines, on va voir arriver sur le marché, les haricots verts. Ici, on utilise seulement des graines à croissance rapide.
On sème sous les arbres pour protéger les cultures et apporter de l'ombre aux légumes. Quand il n'y a pas d'arbre, on en plante.
Bientôt, je vais manger de la salade du jardin de Père Innocent. Par contre, dans tous les marchés, il va y avoir plein de salades que je ne peux pas manger…Pourquoi…parce que ces salades ont été arrosées avec l'eau du fleuve Niger qui est polluée. Ici, le fleuve sert de douche, de laveuse, etc…
Voici quelques photos du jardin…
On sème sous les arbres pour protéger les cultures et apporter de l'ombre aux légumes. Quand il n'y a pas d'arbre, on en plante.
Bientôt, je vais manger de la salade du jardin de Père Innocent. Par contre, dans tous les marchés, il va y avoir plein de salades que je ne peux pas manger…Pourquoi…parce que ces salades ont été arrosées avec l'eau du fleuve Niger qui est polluée. Ici, le fleuve sert de douche, de laveuse, etc…
Voici quelques photos du jardin…
![]() |
| céleri |
![]() |
| basilic |
| salade |
![]() |
| salade |
| jardin en étages |
mardi 29 décembre 2015
LES EXPRESSIONS COURANTES DES JEUNES
MON VOISIN THOMAS, UN IMMIGRANT
Depuis plusieurs mois, on entend parler des immigrants dans tous les médias mondiaux. Toutes sortes d'opinions circulent sur leurs situations. Voici une vraie histoire pour nous faire comprendre l'immigration…..
La famille de Thomas habitait le Mozambique. En 1976, une guerre civile est déclarée dans le pays. Ces derniers sont des commençants et des agriculteurs. Ils sont prospères. Ils participent activement au gouvernement en place. Pendant le rébellion, les militaires viennent les chasser. Ils prennent tout: commerces, animaux, maison, argents. Ils sont chassés de leur logis. Sans bagage, le père de Thomas avec sa femme et les 5 enfants décide de partir à pied vers la frontière la plus proche dans l'espoir de trouver un endroit sécuritaire pour sa famille. Le Malawi va les accueillir.
À la frontière, des organismes ( Croix-Rouge, Afrique Union, Nations Unies) sont là pour les aider. On leur donne une tente, des couvertures, quelques habits et de la nourriture pour un mois. C'est comme cela que leur vie a commencé dans ce camp.
Thomas est né dans le camp d'immigrants. Sa mère est partie accoucher vers 22 heures dans un centre. Elle était de retour sous la tente à 4 heures du matin avec le bébé. La vie était très difficile. On manquait de tout. Certains matins, il n'y avait pas de nourriture. Alors, les enfants allaient dans la forêt pour essayer de trouver à manger. Son frère aîné partait pour la pêche mais surement pas avec un équipement moderne. Pendant la fin de semaine, ce dernier cherchait des petits boulots à faire pour apporter du pain sur la table. Il se sentait responsable de la famille car il était le plus vieux.
Sur le camp, on avait promis une école, des installations sanitaires, des soins de santé et plein de choses. Rien n'a été fait. Ici, comme ailleurs, la corruption a fait son oeuvre. Pourtant, les gouvernements avaient signé des traités entre les pays mais ce n'étaient que des papiers. Les actions n'arrivaient jamais ou rarement.
Alors, les enfants sont allés à l'école en ville. Les natifs du pays ne voulaient jamais jouer avec eux. Ils leur disaient de retourner dans leur pays. Ils devaient partir à 4 heures du matin pour aller en classe. C'était la misère mais ces parents voulaient une instruction pour eux. Le plus vieux de la famille est arrivé premier dans la classe de 6 ième année. Alors, il avait droit à une bourse d'études pour aller aux études supérieures. On lui a refusé car il était un immigrant. Grâce à l'intervention d'un évêque, on a réussi à lui trouver une place dans une école protestante. Chaque jour était un combat pour la survie de la famille.
Son père ne sait jamais décourager. Il a fini par trouver un travail dans une industrie de tabac. Après 10 ans, ils ont quitté le camp pour s'installer dans la ville. La vie était encore compliquée. Au marché, on ne voulait pas négocier avec eux. Personne ne voulait leurs présences dans ce pays.
La guerre a duré 16 ans. Un jour, la famille est rentrée au pays. Ils ont recommencé à zéro. Son père avait un courage sans limite. Il disait: "J'ai encore des mains alors je peux travailler." Il a reconstruit sa vie en Mozambique. Certains de ses enfants sont restés au Malawi car ils ont marié des femmes de ce pays. Présentement, Thomas est en stage chez les Pères Blancs. Il veut devenir un prêtre.
C'était son histoire….
Un proverbe africain dit:" À la fin de la poussière, vous verrez toujours l'horizon."
PARADE DE MODE AFRICAINE
J'ai assisté à une parade de mode, le 25 décembre. C'était dans la programmation du spectacle des chorales de la cathédrale de Niamey. Nous avons tellement ri. C'était des petits enfants habillés par une grande couturière . Un jury devait sélectionner les plus élégants. Finalement, ils ont donné des cadeaux à tous les enfants. C'était très beau à voir.
Un beau moment pour les grands et les petits….
Un beau moment pour les grands et les petits….
![]() |
| regarder la hauteur des souliers |
Inscription à :
Articles (Atom)



























