Le pays maasaï est un peuple d'éleveurs qui vivent au Kenya et en Tanzanie. On les voit passer à travers la ville avec leurs troupeaux de vaches. Voici leur histoire...
Leur terre se situe entre les monts Kenya et le Kilimandjaro. Leurs emplacements ont été transformées avec le temps, en réserves et parcs nationaux. Ils ont acquis le droit de faire pâturer leur bétail dans plusieurs parcs. Ils ignorent les frontières quand c'est le temps de déplacer le bétail à cause des saisons. Il est difficile de savoir la population de ce peuple car il circule librement entre les frontières.
Ils se construisent des petites maisons avec des branches recouvertes de bouse de vache et de boue. Le tout sèche rapidement . Quand ils doivent quitter un campement, ils brûlent leurs maisons.Les maasaïs ne chassent pas dans les parcs car leur alimentation est faite à base de lait. Ils mangent aussi beaucoup de plantes. Ils ne mangent pas de poisson. Leur langue est le swahili.
La photo représente un troupeau qui circule dans la ville à travers la circulation. Les vaches s'en vont au pâturage...Ici, tout est possible sur la rue. ( vaches, chameaux, autos, motos, bicyclette, ânes, chèvres, poules, piétons qui poussent des brouettes pleines de fruits, autobus, camions de livraison, taxis)Il faut le voir pour le croire...
lundi 9 février 2015
dimanche 8 février 2015
GRÂCE À EUX, JE DORS BIEN...
Je vous présente Seydou et Mamane. Ce sont de jeunes policiers du GCNS qui gardent notre maison jour et nuit. Voici leur cheminement:
Après avoir fini l'équivalent d'un secondaire V et être âgé entre 18 et 25 ans, ils ont fait leur demande d'admission pour faire la formation de policier. Ils ont dû passer un test physique, un test écrit et au autre oral sur les connaissances générales. S'ils avaient échoué, ils auraient eu la possibilité de se reprendre. Il y a seulement un centre de formation pour tout le Niger. C'est ici à Niamey. Leur formation dure 9 mois. Après, ils ont suivi un stage de 9 mois. Une fois le tout complétée, ils ont eu une affectation. Présentement, ils travaillent à Niamey et vivent à la caserne.
Ils ont vraiment choisi ce métier avec coeur. Ils sont heureux de protéger leur pays. Seydou est un enseignant. Mais après réflexion, il a choisi d'être policier pour son pays. Mamane est né de parents enseignants. On l'avait orienté vers un métier qui touchait l'agriculture. Il a décidé d'être policier.
J'ai parlé avec eux, de traditions. Seydou porte les cicatrices de son ethnie. Mais on sent dans son dialogue qu'il est devenu un homme de la modernité. Ces enfants n'auront pas de cicatrices.
Présentement, ils sont presque toujours avec nous. Ils ont un petit coin avec un lit pour se reposer. Nous leur fournissons des repas. Ils font la lessive ici. Ils sont installés pour plusieurs semaines. J'avais vraiment le goût des connaître..
GRÂCE À EUX, JE DORS BIEN.....
Après avoir fini l'équivalent d'un secondaire V et être âgé entre 18 et 25 ans, ils ont fait leur demande d'admission pour faire la formation de policier. Ils ont dû passer un test physique, un test écrit et au autre oral sur les connaissances générales. S'ils avaient échoué, ils auraient eu la possibilité de se reprendre. Il y a seulement un centre de formation pour tout le Niger. C'est ici à Niamey. Leur formation dure 9 mois. Après, ils ont suivi un stage de 9 mois. Une fois le tout complétée, ils ont eu une affectation. Présentement, ils travaillent à Niamey et vivent à la caserne.
Ils ont vraiment choisi ce métier avec coeur. Ils sont heureux de protéger leur pays. Seydou est un enseignant. Mais après réflexion, il a choisi d'être policier pour son pays. Mamane est né de parents enseignants. On l'avait orienté vers un métier qui touchait l'agriculture. Il a décidé d'être policier.
J'ai parlé avec eux, de traditions. Seydou porte les cicatrices de son ethnie. Mais on sent dans son dialogue qu'il est devenu un homme de la modernité. Ces enfants n'auront pas de cicatrices.
Présentement, ils sont presque toujours avec nous. Ils ont un petit coin avec un lit pour se reposer. Nous leur fournissons des repas. Ils font la lessive ici. Ils sont installés pour plusieurs semaines. J'avais vraiment le goût des connaître..
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| Mamane et Seydou |
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| C'est leurs motos. Ici, il y a beaucoup plus de motos que d'autos. |
GRÂCE À EUX, JE DORS BIEN.....
mardi 3 février 2015
ÉCOUTER MICHEL-SAMUEL, QUEL PLAISIR...
Du haut de ses 6 pieds, Michel se raconte avec beaucoup de mots. Il veut que je comprenne bien.
Michel est né à Djayeli, au Niger. Il a 18 ans. Ils sont 8 dans la famille. Sa mère vient d'accoucher d'un petit dernier qui s'appelle Toussaint. Michel vit au pensionnat du foyer Samuel et fait des études au lycée classique en vue d'obtenir un baccalauréat. Depuis qu'il est très jeune, il veut devenir un prêtre. Dans ses loisirs, il suit deux cours de piano par semaine avec moi. C'est sa deuxième année.
Maintenant, voici l'histoire de son père et de sa détermination... Quand il a été en âge de décider de son avenir, son père voulait être cathéchiste. Son grand-père ne voulait pas. C'était un gourdmantché et son fils devait suivre la tradition. Il devait rester à la maison pour travailler la terre et prendre soin de la famille. Alors, son père a décidé de quitter sa famille et de faire une formation en catéchèse. Puis, à un certain moment de sa vie, son père a été engagé pour aider un agriculteur. Comme il travaillait bien, le propriétaire lui a dit que s'il voulait marier sa fille, c'était possible. Il a accepté. Alors, ils se sont mariés à l'église. Le travail de son père est toujours religieux. Il aide les prêtres en s'occupant de certaines communautés dans la paroisse. Il dirige des célébrations de la parole dans les communautés les plus éloignées qui sont sans prêtre fixe. Il donne des formations en lien avec son travail. Michel a toujours vécu dans une famille très religieuse.
Quand il était jeune, il aimait beaucoup aller à la bergerie. Ses yeux brillent quand il en parle. Il aimait aussi faire des jeux pendant la nuit avec ses amis. Quand il a eu 12 ans, il a dû quitter sa bergerie car il était assez grand pour travailler la terre et apprendre à s'occuper d'une maison. Pour faire ses études secondaires, son père l'a envoyé chez un oncle en ville. L'école du village étant médiocre, il lui a choisi une bonne école. Présentement, il lui reste une année pleine à faire pour compléter sa scolarisation. Quand Michel retourne au village pendant les vacances, il a un coin de terre à lui. Il cultive du sésame et du mil. Quand arrive la récolte, ses parents s'occupent de faire le travail car Michel est aux études pendant cette période. L'argent qu'on ramasse avec sa récolte, sert à payer ses études.
La jeunesse de Michel est teintée de traditions. Par contre, on sent par les mots qu'il y porte aujourd'hui, un oeil critique.
Les traditions...
La pluie...
Son grand-père a le pouvoir de faire venir la pluie. Quand la sécheresse est trop grande, les hommes vont voir son grand-père pour avoir la pluie. Ce dernier fait un feu et mixe des herbes qui font venir la pluie. Il parle au ciel et la pluie vient. Michel l'a vu de ses yeux quand il était jeune.
Les marques de l'ethnie...
Michel a des cicatrices sur le visage. Il a demandé d'en avoir comme les autres. Aujourd'hui, il regrette un peu ce geste. Ces soeurs n'auront jamais de cicatrice ni le petit dernier. Sa famille est ouverte vers la modernité. Lui-même considère que celles-ci sont d'aucune utilité dans la vie. Par contre, pour les traditionnels, cela permet d'identifier facilement les ethnies.
Les tapeurs de sable...
Ce sont des hommes qui font des dessins dans le sable. Ils écrivent des mots dans le sable. Après, ils font l'interprétation de ces signes. On lit dans le sable, l'avenir.
L'initiation des garçons...
Entre 11 et 18 ans, il y a une grande fête pour eux pendant laquelle on fait la circoncision. Il y a une préparation. La maman et d'autres femmes de la famille lavent le jeune. On lui rase les cheveux. On lui met de la pommade. Ce geste signifie qu'il va sortir de l'enfance pour rentrer dans le clan des grands. Puis le chef de l'initiation appelé Nani vient chercher le jeune pour l'amener dans sa maison. Le nombre d'initiés est très variable. Nani fait un sacrifice pour demander la paix et le bonheur pour les jeunes. C'est le forgeron qui fait les circoncisions. Après, on a toujours des médicaments qui proviennent du médecin pour soigner en cas de problème. Ils sont un mois tous ensemble. À l'occasion, ils sortent pour aller en ville. Ils reçoivent des enseignements sur le rôle de l'homme, le rôle de l'époux. Ils apprennent à chanter et à danser. Après ce mois, il y a une grande fête qui dure trois jours. On leur fait en rasant les cheveux, une croix qui indique qu'ils sont devenus des hommes maintenant. Tous portent les habits traditionnels. On joue du tam-tam très fort pour que les jeune initiés dansent. Ils reçoivent plein de cadeaux qu'ils peuvent garder. Michel a reçu une chèvre , deux moustiquaires et une somme d'argent. Un ami a déjà reçu un taureau et beaucoup d'argent.
L'initiation des filles...
On continue à faire l'excision même si c'est défendu. Pour les chrétiens, c'est une situation difficile. Ils ne sont pas en accord avec cette coutume. Certaines traditions peuvent être mises de côté sans problème. Par contre, celle-ci, peut placer la famille en retrait du clan.
Le coeur de Michel est rempli de souvenirs qu'il a accepté de partager avec Tantie Lucie ( ici, tout le monde m'appelle comme cela). Ses paroles coulent comme l'eau d'une source, claire et limpide. Quel plaisir de l'écouter...
Michel est né à Djayeli, au Niger. Il a 18 ans. Ils sont 8 dans la famille. Sa mère vient d'accoucher d'un petit dernier qui s'appelle Toussaint. Michel vit au pensionnat du foyer Samuel et fait des études au lycée classique en vue d'obtenir un baccalauréat. Depuis qu'il est très jeune, il veut devenir un prêtre. Dans ses loisirs, il suit deux cours de piano par semaine avec moi. C'est sa deuxième année.
Maintenant, voici l'histoire de son père et de sa détermination... Quand il a été en âge de décider de son avenir, son père voulait être cathéchiste. Son grand-père ne voulait pas. C'était un gourdmantché et son fils devait suivre la tradition. Il devait rester à la maison pour travailler la terre et prendre soin de la famille. Alors, son père a décidé de quitter sa famille et de faire une formation en catéchèse. Puis, à un certain moment de sa vie, son père a été engagé pour aider un agriculteur. Comme il travaillait bien, le propriétaire lui a dit que s'il voulait marier sa fille, c'était possible. Il a accepté. Alors, ils se sont mariés à l'église. Le travail de son père est toujours religieux. Il aide les prêtres en s'occupant de certaines communautés dans la paroisse. Il dirige des célébrations de la parole dans les communautés les plus éloignées qui sont sans prêtre fixe. Il donne des formations en lien avec son travail. Michel a toujours vécu dans une famille très religieuse.
Quand il était jeune, il aimait beaucoup aller à la bergerie. Ses yeux brillent quand il en parle. Il aimait aussi faire des jeux pendant la nuit avec ses amis. Quand il a eu 12 ans, il a dû quitter sa bergerie car il était assez grand pour travailler la terre et apprendre à s'occuper d'une maison. Pour faire ses études secondaires, son père l'a envoyé chez un oncle en ville. L'école du village étant médiocre, il lui a choisi une bonne école. Présentement, il lui reste une année pleine à faire pour compléter sa scolarisation. Quand Michel retourne au village pendant les vacances, il a un coin de terre à lui. Il cultive du sésame et du mil. Quand arrive la récolte, ses parents s'occupent de faire le travail car Michel est aux études pendant cette période. L'argent qu'on ramasse avec sa récolte, sert à payer ses études.
La jeunesse de Michel est teintée de traditions. Par contre, on sent par les mots qu'il y porte aujourd'hui, un oeil critique.
Les traditions...
La pluie...
Son grand-père a le pouvoir de faire venir la pluie. Quand la sécheresse est trop grande, les hommes vont voir son grand-père pour avoir la pluie. Ce dernier fait un feu et mixe des herbes qui font venir la pluie. Il parle au ciel et la pluie vient. Michel l'a vu de ses yeux quand il était jeune.
Les marques de l'ethnie...
Michel a des cicatrices sur le visage. Il a demandé d'en avoir comme les autres. Aujourd'hui, il regrette un peu ce geste. Ces soeurs n'auront jamais de cicatrice ni le petit dernier. Sa famille est ouverte vers la modernité. Lui-même considère que celles-ci sont d'aucune utilité dans la vie. Par contre, pour les traditionnels, cela permet d'identifier facilement les ethnies.
Les tapeurs de sable...
Ce sont des hommes qui font des dessins dans le sable. Ils écrivent des mots dans le sable. Après, ils font l'interprétation de ces signes. On lit dans le sable, l'avenir.
L'initiation des garçons...
Entre 11 et 18 ans, il y a une grande fête pour eux pendant laquelle on fait la circoncision. Il y a une préparation. La maman et d'autres femmes de la famille lavent le jeune. On lui rase les cheveux. On lui met de la pommade. Ce geste signifie qu'il va sortir de l'enfance pour rentrer dans le clan des grands. Puis le chef de l'initiation appelé Nani vient chercher le jeune pour l'amener dans sa maison. Le nombre d'initiés est très variable. Nani fait un sacrifice pour demander la paix et le bonheur pour les jeunes. C'est le forgeron qui fait les circoncisions. Après, on a toujours des médicaments qui proviennent du médecin pour soigner en cas de problème. Ils sont un mois tous ensemble. À l'occasion, ils sortent pour aller en ville. Ils reçoivent des enseignements sur le rôle de l'homme, le rôle de l'époux. Ils apprennent à chanter et à danser. Après ce mois, il y a une grande fête qui dure trois jours. On leur fait en rasant les cheveux, une croix qui indique qu'ils sont devenus des hommes maintenant. Tous portent les habits traditionnels. On joue du tam-tam très fort pour que les jeune initiés dansent. Ils reçoivent plein de cadeaux qu'ils peuvent garder. Michel a reçu une chèvre , deux moustiquaires et une somme d'argent. Un ami a déjà reçu un taureau et beaucoup d'argent.
L'initiation des filles...
On continue à faire l'excision même si c'est défendu. Pour les chrétiens, c'est une situation difficile. Ils ne sont pas en accord avec cette coutume. Certaines traditions peuvent être mises de côté sans problème. Par contre, celle-ci, peut placer la famille en retrait du clan.
Le coeur de Michel est rempli de souvenirs qu'il a accepté de partager avec Tantie Lucie ( ici, tout le monde m'appelle comme cela). Ses paroles coulent comme l'eau d'une source, claire et limpide. Quel plaisir de l'écouter...
vendredi 30 janvier 2015
FÉLIX ME RACONTE...
FÉLIX, c'est mon voisin. Il a 23 ans. Il est pensionnaire chez les religieux. Il étudie au lycée près du pensionnat. Il est en classe de terminale et se prépare au baccalauréat. Au Québec, c'est l'équivalent du professionnel au collégial. Dans les lycées classiques, les cours sont dispensés en français mais les élèves apprennent deux langues secondaires: l'anglais et l'arabe. En plus, Félix parle gourmantchéma.
Félix est né dans un village du Niger ( Djayeli). Il a 4 frères et 2 soeurs. Il est toujours de bonne humeur. Il a un beau sourire et c'est un jeune homme très accueillant. Son grand-père paternel est celui qui a amené le christianisme dans son village. Félix est un gourmantché. Dans ce peuple, il y a plusieurs ethnies. Ses parents se sont mariés à l'église. Un jour, les parents de son père ont choisi une fille pour lui. Ils sont partis faire une demande de mariage aux parents de la fille. Les parents ont accepté, alors l'engagement est conclu. C'est alors que les fréquentations ont commencé. Si la fille constate qu'elle ne l'aime pas, elle doit en parler à ses parents. Si les parents considèrent que c'est un bon parti, elle doit se marier quand même. Quand le mariage est célébré, le jeune couple va vivre chez la famille du garçon. La jeune épouse reviendra dans sa propre famille seulement aux grandes fêtes.
Chaque famille a l'espoir d'avoir des garçons. Dans ce peuple, l'homme est fait pour travailler la terre et la femme pour se marier. Le célibat est très mal vu. On pense que ces célibataires ont de la folie dans la tête. Si dans une famille il y a que des filles, les parents n'auront personne pour prendre la relève de l'agriculture. Pour eux, c'est un désastre. Quand les enfants ont environ 5 ans, on leur fait des cicatrices sur le visage, signes qu'ils appartiennent à un clan des gourmantchés. Vers l'âge de l'adolescence, les garçons ont la circoncision faite par le forgeron. On fait une grande fête car il est en voie de devenir un homme. Chez les filles, il y a encore l'excision mais on se cache pour la faire. On sait tout le mal que cela peut donner mais la tradition est plus forte que la logique. Les jeunes doivent s'agenouiller pour saluer les plus vieux. On ne se donne jamais la main car elle est considérée comme malpropre. À l'âge adulte, ces longues scarifications sur leurs visages leurs permettent de se reconnaître sans se parler.
La vie de ce peuple est basée sur le travail de la terre et l'élevage des animaux. Les études sont vues comme des signes de paresse. On étudie pour ne pas travailler la terre. Les vrais traditionnels rejettent les connaissances apprises par l'école. C'est la tradition qui doit donner la connaissance.
Le crocodile est un animal respecté dans ce peuple. On ne mange pas de crocodile. Voici la légende: Il y a des centaines d'années, il y avait la guerre. Les gourmantchés se sauvaient pour ne pas être tués. Quand ils sont arrivés au bord du fleuve, les crocodiles étaient là. Ils sont montés sur leurs dos pour traverser le fleuve. Le peuple a été sauvé. Maintenant, le crocodile est le totem de ce peuple. Par respect, personne ne touche au crocodile.
Présentement, Félix réfléchit sur son avenir. Il aimerait être prêtre. Son grand-frère avait fait cette demande à son père mais celui-ci avait refusé car il était le plus vieux de famille. Il devait rester à la maison pour aider son père et continuer la tradition. Pour Félix, il a accepté. Après le bac, il doit faire une année de réflexion au Burkina Faso. Puis, s'il est toujours convaincu de l'appel de Dieu, il va commencer ces études en théologie en vue de devenir prêtre.
En 2015, la tradition garde encore une grande place dans la vie des gourmantchés.
Écoutez parler Félix, c'est écouté en même temps, le coeur du gourmantché et l'âme chrétienne du gourmantché.
mercredi 21 janvier 2015
L'ÉCOLE AU NIGER
Je suis arrivée au Niger, le 4 janvier. Présentement, nous sommes dans une période de froid. Pour ma première semaine, j'ai remplacé à la maternelle car l'enseignante était en formation. J'avais une aide avec moi. Ici, l'enseignement est différent car il y a peu de matériel pédagogique. De plus, la maternelle est vraiment comme un début de première année. Ils apprennent les chiffres, les lettres et quelques syllabes. Les activités ludiques sont en petites quantités. À 72 élèves, cela complique la vie scolaire. Quand on fait de la peinture, c'est une moitié de classe seulement pendant que l'autre regarde des revues. On a sorti les blocs legos. Chaque avait une petite poignée mais impossible de faire quelque chose On fait souvent un volet alimentaire. Voici un exemple pour une demie-classe.......
1. on présente la patate.
2. chaque doit être capable d'identifier les parties de la patate.
3. chaque enfant doit nommer à haute voix les parties de la patate en la tenant dans sa main.
4. voici ce qu'on attend: c'est une patate...voici la pelure...voici la chair....
5. cela prend du temps ( 36 élèves)
6. on fait goûter à la patate avec un petit morceau. Souvent, l'enseignante met le morceau directement dans la bouche car ils ont les mains sales.
7. et on recommence la leçon le lendemain pour l'autre moitié de classe.
L'école commence à 8 heures et finit à 12 heures. Elle reprend vers 14h45 et finit à 17h30. À l'heure du dîner, tout le monde fait la sieste. Dans l'avant-midi, il y a une récréation, mais pas dans l'après-midi.
Ici, réussir à l'école est un défi. Étant beaucoup dans les classes (60 à 82), l'enfant doit vraiment se concentrer pour apprendre. Il a très rarement droit à des explications personnelles. En plus, il reçoit son enseignement en français, qui n'est pas nécessairement sa langue maternelle. Leur langue est le yaoussa.
Voici des photos....
1. on présente la patate.
2. chaque doit être capable d'identifier les parties de la patate.
3. chaque enfant doit nommer à haute voix les parties de la patate en la tenant dans sa main.
4. voici ce qu'on attend: c'est une patate...voici la pelure...voici la chair....
5. cela prend du temps ( 36 élèves)
6. on fait goûter à la patate avec un petit morceau. Souvent, l'enseignante met le morceau directement dans la bouche car ils ont les mains sales.
7. et on recommence la leçon le lendemain pour l'autre moitié de classe.
L'école commence à 8 heures et finit à 12 heures. Elle reprend vers 14h45 et finit à 17h30. À l'heure du dîner, tout le monde fait la sieste. Dans l'avant-midi, il y a une récréation, mais pas dans l'après-midi.
Ici, réussir à l'école est un défi. Étant beaucoup dans les classes (60 à 82), l'enfant doit vraiment se concentrer pour apprendre. Il a très rarement droit à des explications personnelles. En plus, il reçoit son enseignement en français, qui n'est pas nécessairement sa langue maternelle. Leur langue est le yaoussa.
Voici des photos....
| côté filles |
| on enlève les souliers |
![]() |
| dégustation de spaghetti |
mardi 20 janvier 2015
NAIROBI, CAPITALE DU KENYA
Voici le dernier blog sur le Kenya......
Nairobi est une ville nouvelle car elle a été créée au début du vingtième siècle. Elle était sous la dominance britannique. En 1963, elle obtient son indépendance. Après, la ville a grandi trop vite sans aucun plan d'urbanisation. On a commencé à avoir des pénuries d'eau et d'électricité. Des énormes bidonvilles se sont construits en périphérie de la ville. ( les plus grands au monde) Le Kibera est le deuxième plus grand bidonville au monde. On estime qu'il y a dans 2.5 Km carré, une population d'un million de personnes. La zone est fortement polluée car les égouts sont à ciel ouvert.
Pour se déplacer dans la ville, il y a des centaines d'autobus petits et grands. Si vous avez des bagages, vous ne parviendrez jamais à y monter. Nous, au Canada, si un autobus loge 30 personnes, ici la même espace peut loger 45 personnes. C'est tout un exercice physique pour se trouver une place. Si tu es grand, ta tête est très proche du plafond. Une promenade en ville est toujours une aventure. Il y a toujours beaucoup de monde dans les rues et beaucoup de bruits. Il faut regarder où on marche car il y a beaucoup de débris, de déchets de ciment. Et si en plus tu dois traverser une grande rue, c'est vraiment un défi car il n'y a pas vraiment de feux de circulation. Tu dois être très prudent pour ne pas te faire frapper par une voiture. Moi, la première fois que j'ai traversé un grand boulevard, j'ai réussi à tomber sur les genoux en plein milieu de la rue. Je peux vous dire que je me suis relevée assez vite. Mon ami africain a vraiment vécu un moment de détresse. Après cette situation, je ne suis plus sortie en sandales. J'ai toujours mis mes espadrilles.
Voici des photos de la ville....
Nairobi est une ville nouvelle car elle a été créée au début du vingtième siècle. Elle était sous la dominance britannique. En 1963, elle obtient son indépendance. Après, la ville a grandi trop vite sans aucun plan d'urbanisation. On a commencé à avoir des pénuries d'eau et d'électricité. Des énormes bidonvilles se sont construits en périphérie de la ville. ( les plus grands au monde) Le Kibera est le deuxième plus grand bidonville au monde. On estime qu'il y a dans 2.5 Km carré, une population d'un million de personnes. La zone est fortement polluée car les égouts sont à ciel ouvert.
Pour se déplacer dans la ville, il y a des centaines d'autobus petits et grands. Si vous avez des bagages, vous ne parviendrez jamais à y monter. Nous, au Canada, si un autobus loge 30 personnes, ici la même espace peut loger 45 personnes. C'est tout un exercice physique pour se trouver une place. Si tu es grand, ta tête est très proche du plafond. Une promenade en ville est toujours une aventure. Il y a toujours beaucoup de monde dans les rues et beaucoup de bruits. Il faut regarder où on marche car il y a beaucoup de débris, de déchets de ciment. Et si en plus tu dois traverser une grande rue, c'est vraiment un défi car il n'y a pas vraiment de feux de circulation. Tu dois être très prudent pour ne pas te faire frapper par une voiture. Moi, la première fois que j'ai traversé un grand boulevard, j'ai réussi à tomber sur les genoux en plein milieu de la rue. Je peux vous dire que je me suis relevée assez vite. Mon ami africain a vraiment vécu un moment de détresse. Après cette situation, je ne suis plus sortie en sandales. J'ai toujours mis mes espadrilles.
Voici des photos de la ville....
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| C'est le trafic vers 10hres du matin |
lundi 19 janvier 2015
PAS D'ÉLECTRICITÉ...PAS DE PHOTOS..
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